Utiliser des désinfectants, c'est bon pour la conscience. Mais est-ce vraiment aussi efficace ?
La réponse simple : Oui. Mais pas pour tout, et pas tout le temps.
Produit écologique VS produit chimique : une différence qui se joue dans la composition.
Un produit écologique agit avec des ingrédients d'origine naturelle ou biosourcée. Un produit chimique classique s'appuie sur des molécules de synthèse, souvent plus agressives — et c'est justement cette agressivité qui, dans certains cas, fait toute la différence.
Efficacité comparable 9 cas sur 10 :
On imagine encore l'écologique comme un savon de Marseille et une huile de lavande. Sympathique, mais limité.
Depuis, les choses ont bougé. Les désinfectants écologiques certifiés répondent désormais aux mêmes normes que les produits chimiques classiques (EN 1276, EN 13697) — celles qui mesurent leur capacité réelle à éliminer bactéries et virus. Et ils tiennent la comparaison face à la plupart des microbes du quotidien. Même ceux dont le nom fait frémir : staphylocoques, grippe, norovirus.
9 fois sur 10, ça se vaut.
L'exception qui compte. 1 fois sur 10, c'est différent. Certains pathogènes — spores bactériennes, virus à structure plus résistante — ne cèdent qu'à une action plus puissante. C'est précisément là que l'agressivité du chimique redevient un atout plutôt qu'un défaut : dans les environnements à haut risque. Comme dans une situation où il y a effraction cutanée.
Dans le cas de risque de transmission : la peau est ouverte, il y a du sang. Le risque de transmission d'hépatite B, C ou VIH est réel. Le poste de travail doit y être désinfecté entre chaque client avec un virucide EN 14476 : pas de place pour l'approximation.
Notre recommandation : une approche hybride.
Le choix ne doit pas être binaire. L'approche la plus pertinente pour la majorité des salons consiste à :
• Utiliser des produits écologiques certifiés pour le nettoyage et la désinfection quotidienne (bureaux, sanitaires, zones communes).
• Réserver les désinfectants chimiques classiques aux situations à risque élevé (zones de santé, contamination avérée, pathogènes résistants).
• Former les équipes aux bons dosages et protocoles, quel que soit le produit utilisé — l'efficacité dépend autant de la méthode que du produit.
Un point réglementaire à ne pas rater. Vous optez pour le chimique ? Certains désinfectants professionnels nécessitent désormais la certification Certibiocide pour pouvoir être achetés. Sans elle, plus moyen de vous approvisionner : les distributeurs doivent désormais enregistrer votre numéro de certificat à chaque achat.
Comment l'obtenir. Cette certification s'obtient via une formation agréée de 7 heures, valable 5 ans. On vous la délivre GRATUITEMENT, pour toute inscription à la formation Hygiène et Salubrité cet été. Attention, cette offre ne dure que jusqu'au 31 août. Inscrivez-vous !